La promesse

Il n’y a plus de chant me portant.
Je fais fasse au vent.
j’ai hurlé sur tant de peurs et de peurs, et de peurs, et de peurs….
somme d’une terreur !
Du jour où l’arbre m’a vu naitre,
du jour où la menace est devenue chaire
dans un tourment d’harmonie et de mélodie de couleurs,
du sol, de la glaise à la fin… la glaise, encore.
Du commencement à la fin : un serment forcé.
Indicible cette promesse, sans forme, un mensonge vibrant et ancré : ici !

Une menace,
un élan,
un abandon.

J’ai entendu le corps prendre vie ce matin,
nouveau et  inconnu, trop proche de moi.
je franchis la ligne,
un miroitement : l’aube turquoise d’une existence trompeuse et rieuse.
il y a en dessous, un autre moi.
Identique, lucide et savant; intime.
Proche de la frontière glacée, impénétrable et pourtant si brûlante.
Il me tourne le dos et pleure mon ignorance.

il me dit, en chuchotant, toujours là même rengaine :

« Tu fais plus de mal à ce que tu n’es pas qu’à ce que tu es ».

Il n’y a plus de vent me portant,
je fais fasse au chant.

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