LE DORMEUR

LE DORMEUR

Tous les brasiers qui vivent au dedans,
se noient dans une mer de vies brisées.
ils ne connaissent pas la couleur au dessous, ou celle du dehors,
non, ils ne connaissent pas la couleur qui gronde en dessous alors qu’ils se répandent et grandissent sur un chemin d’argent;
seulement sur une route sans entraves.

Ils tournent sur la même roue :
celle qui par soubresauts et hantise
nous rappelle toujours à notre mémoire

Toutes les choses que nous crions ne  veulent rien dire quand elle s’entremêlent dans des mélodies plus sombres que réelles !
Et quand elles volent telles des anges de verre, brisés par une ombre assassine qui, s’étendant soudainement, invitent une vielle ami chérie dont je tairais le nom.

Pourtant hélas, ils m’ont donné, sans crier garde,  une robe rouge alors qu’ils sont parés, nus, d’une peau turquoise.

Finalement, nous nous mélangeons ici pendant des heures, et des siècles,
et nous continuons sur cette route ouverte.

Nous nous y répandront, sur cette route ouverte et sans entraves… avec délice.

Nous finirons pas nous dissoudre dans le vent,
comme un instant de feu, une pensée mauve,
un souvenir.

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